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I’m sorry…. Tonight I French

 

Mon bon ami,

J’ai écrit cette lettre une dizaine de fois… Peut-être plus. Je pourrais la ré-écrire chaque jour, qu’elle ne me plairait jamais. Au moins ce soir je l’écris en français, car c’est ma langue et c’est celle qui me permet d’être la plus claire, et la plus posée. Je l’écris en français, parce que c’est une langue que tu trouves jolie. Tant qu’à ne pas se comprendre tout à fait, autant ne pas se comprendre joliment!

Tu me manques… Ces trois mots suffisent à me mettre les larmes aux yeux. M’ennuyer de toi faisait partie du contrat bien avant cet été. Nous en avions même discuté. Mais les termes et les condition de mon ennuie ont bien changé depuis. M’ennuyer comme je l’avais prévu aurait été presqu’agréable. Du moins c’aurait été tout à fait supportable…

Je sais depuis le début de notre fiévreuse amitié que nous ne pourrions pas rester sur ce train d’enfer bien bien longtemps… Pourquoi, penses-tu que je profitais si intensément de nos moments passés ensemble? J’ai cueilli tout ce que tu voulais bien me lancer de textes, de photos, et de tout le reste, et je l’ai mis au chaud pour les jours où tu ne viendrais plus. Tu m’as gâtée pourrie de ta présence, et j’ai apprécié chaque moment. Mais ça tu le sais, puisque je te le disais toujours! Je n’ai jamais prises pour acquises nos interminables conversations, tes histoires abracadabrantes, et les fous rires qui venaient avec.

Nos chemins se sont rejoints à un moment de nos vies respectives, où nous avions besoin de ce que nous avions à nous offrir… Un monde, de fantaisies et de fiction, où nous jouions comme des enfants jusqu’à ce qu’il faille, à regret, rentrer à la maison. C’était intense, trop au regard des autres, mais c’était pur et ennivrant, et c’était notre folie à deux. Nous n’avons rien fait de mal, mais parfois les impressions font plus de dommages que les faits, et tu as dû mettre les freins.

Je n’irai pas dans les détails de ta vie, ni dans ceux de la mienne… nos histoires respectives et notre amitié commune ne regardent que nous. Mais j’aimerais que tu saches que j’avais compris les raisons qui t’ont fait délaisser notre terrain de jeu, avant même que tu ne rentres pour de bon. Je comprends…

Mais l’amitié n’est pas une affaire de raison. C’est une affaire de coeur et de sentiments. Et je pense que nous nous aimions bien, tous les deux. Non, c’est faux, nous ne nous aimions pas “bien”, nous nous aimions beaucoup. Tu ne le dirais jamais, tu as peur de ces mots-là, toi qui sait si bien jouer de tous les autres. Mais moi je le dis, et je n’en ai pas honte le moins du monde… Je t’aime beaucoup!

Je n’ai pas beaucoup d’amis, de vrais amis… Et encore moins souvent, j’ai senti une connexion aussi naturelle que celle qui nous lie. Je parle au présent, parce que même dans le silence, tu sais encore quand j’ai le plus besoin de toi. Et c’est toujours dans ces moments-là que tu m’envoies un clin d’oeil qui change tout. Tu sais me faire sentir spéciale, et je pense que j’arrive à te rendre la pareille… C’est ce que m’ont dit tes yeux, les rares fois où je les ai rencontrés.

Aujourd’hui les doigts me démangeaient de t’écrire… Mais je savais que je ne le ferais pas bien. Et comme mon dernier message, qui demandait si tu désirais que nous ne nous écrivions plus est resté sans réponse, j’avais peur. Peur que tu rejettes ce que je voulais te dire du revers de la main. Tu as été amer avec moi récemment. Je pense que tu le fais pour que je ne tente pas de te faire changer d’idée. Je n’arrive pas à croire que tu es heureux ainsi. Je pense que tu t’ennuies au moins autant que moi.

Mais voilà, quoi maintenant?  Je pose la question, parce que jusqu’ici, tu as dicté les règles… Je suis toujours là. Pour toi. Je ne ressens aucune colère, juste un chagrin immense, à l’idée que tu veuilles peut-être sciemment m’effacer de ta vie. J’aimerais parfois me mettre en colère contre toi, mais je n’y arrive pas. Il n’y a rien dans mon coeur de négatif à ton égard.

Je vais attendre, attendre de voir si je suis assez importante dans ta vie pour que tu m’y gardes une place. Je vais continuer à te regarder de loin, envieuse de tous ses gens qui te côtoient quotidiennement et qui ne sont pas conscients de leur chance.

Parce que oui, malgré ce que tu peux en penser, ces gens-là sont chanceux de t’avoir dans leur vie! Tu es une personne formidable. Tu es brillant, original, drôle, charmant et charmeur à tes heures. Même si tu t’auto-proclâmes centré sur toi-même, tu es une des personnes les plus généreuses que j’aie connues. Tu décrocherais la lune pour ceux que tu aimes…

Malgré le temps et la distance, je veux garder ton amitié. Même si nous sommes les champions toutes catégories des malentendus. Même si tu risques de me faire damner un jour, à force de faire la girouette pour tout et pour rien… Même si je suis trop émotive, et trop expressive, la plupart du temps… Je veux me reconnaître encore dans tes mots, et que les miens te fassent à nouveau sourire.

Je veux que tu sois heureux, mon ami. N’est-ce pas là qu’on reconnaît une vraie amitié? Dans le désir du bonheur de l’autre? Je ne veux pas prendre une place qui n’est pas la mienne, mais j’espère que tu auras encore longtemps un petit coin dans ta vie pour moi.

Alors voilà, comme dans la chanson de James Blunt, je t’envoie cette (très longue) carte postale, et je me foue de qui la lira.

Est-ce que je suis intense? Oui. Je l’ai toujours été. Mais après plusieurs semaines de silence, ç’aurait pu être pire 😉

Laisse-moi savoir si tu veux que je te traduise mes pensées… J’aime bien Google Translate, moi aussi, mais je ne pense pas que tu comprennes vraiment les mille et quelques mots de ce message.

Bonne journée, mon très cher ami… J’espère avoir de tes nouvelles bientôt.

Calins,

L.

 

 

 

 

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